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Fabienne Cola

Mannequin, actrice, productrice, réalisatrice, gestionnaire ou femme d’affaires? Même la principale intéressée ne semble pas en mesure d’identifier son propre rôle principal. Bienvenue dans l’univers tout aussi diversifié que mouvementé de Fabienne Colas.

Sans détour, l’Haïtienne d’origine confie d’emblée qu’elle est rapidement devenue mannequin dans son pays et de ce fait, en plus de ses présences accrues dans des publicités télévisées, défilés de mode et de son rôle dans uns une télésérie nationale, a prématurément été projetée sous les feux de la rampe.

Étonnamment, malgré tous les chapeaux qu’on peut lui affubler, Fabienne Colas se présente d’abord et avant tout comme présidente-fondatrice de pas moins de sept festivals entre le Canada, Haïti et les États-Unis et, évidemment, comme ambassadrice principale de sa propre entreprise, Zaza Productions.

Cependant, la route a été ardue. Se sentant plafonnée malgré tous ses succès dans son pays d’origine à ses débuts, Fabienne Colas a senti le besoin de tout abandonner, de repartir sur de nouvelles bases et de tout recommencer à zéro dans un endroit où elle serait méconnue. Et tel qu’elle le mentionne si bien avec un large sourire : »donc j’étais sur mon chemin vers Hollywood et j’ai atterri au Québec ». Et ses débuts au Québec n’ont pas été faciles puisqu’elle se sentait ni plus ni moins comme une intruse, un fait principalement attribuable à son ethnicité.

Néanmoins, elle persévère et y trouve finalement sa niche. En plus de se produire régulièrement au petit écran québécois, elle est également l’instigatrice de l’introduction du Festival du film haïtien de Montréal qui sera par la suite devenu le Festival du film black de Montréal et qui se sera ultimement propagé à l’échelle nationale par le Festival du film black de Toronto.

Ce qui aura commencé par une frustration personnelle pour Fabienne Colas se sera finalement traduit par un véritable mouvement pour la communauté ethnique.  

»Le cheval de bataille, c’est la diversité à l’écran », explique-t-elle avant d’ajouter que »les artistes de la diversité, les artistes noirs en particulier, peuvent avoir une voix et une vitrine ». Le mouvement, à forte raison, prend de plus en plus d’ampleur.

Luc Rhéaume

Jérémie Beaulieu<br>Rédacteur en chef

Jérémie Beaulieu
Rédacteur en chef

En tant que rédacteur en chef, je souhaite partager avec le lectorat les atouts de la vie Montréalaise à travers la scène sociale, la scène Gastronomique et le milieu des affaires.

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